Cannes

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Bl CannesLe nom de Cannes « Castrum de Canoïs » situé sur le mamelon du Suquet, apparaît pour la première fois en 1035 dans une donation faite par Guillaume Gruetta comte d'Antibes à l'abbaye de Lérins.
En 1070, l'abbé de Lérins Aldebert II, fait édifier la grande tour carré du Suquet.
La chapelle romane Sainte Anne, au midi de la Castre, est sans doute la première église de Cannes. Transformée en musée, elle abrite de nos jours des expositions temporaires.
Au début du XVIe siècle, le village perché sur la colline du Suquet, comprend trois rues habitées en grandes parties par des pêcheurs.
L'église Notre-Dame d'Espérance est édifiée sur le roc au début du XVIIe siècle.
De 1635 à 1637, les îles de Lérins qui appartiennent aux religieux, sont occupées par les Espagnols. Le fort Royal de l'ile Sainte Marguerite qui était aussi une prison d'état, reçoit le 30 avril 1687 un mystérieux prisonniers dont Voltaire fit « le Masque de Fer ». Il y reste jusqu'en 1698.
Le 1er mars 1815, Napoléon de retour de l'ile d'Elbe, bivouaque près de la chapelle Notre-Dame de Bord-de-Mer, démolie plus tard pour faire place à l'église Notre-Dame de Bon-Voyage.
L'arrivée de Lord Brougham, ex-Chancelier de la Cour d'Angleterre, fin décembre 1834, va bouleverser la cité et faire sa fortune. Il fait construire la première villa sur la route de Fréjus, dans le quartier Ouest. Dans son sillage, une colonie d'hivernants de la haute aristocratie anglaise y fait édifier d'imposantes constructions.
Le 6 juin 1838 est posée la première pierre du môle, prolongé en 1886.
La création des Allées, lieu de rencontre quotidienne pour les Cannois, date de 1848.
L'ancienne route n° 97, dite route d'Italie prend le nom de rue d'Antibes en 1852.
Le « Boulevard de l'Impératrice » (actuelle Croisette) est construit à partir de 1860 et le 10 avril 1863, le premier train de voyageurs arrive en gare de Cannes.
Un théâtre est construit rue d'Antibes en 1880-81 ; l'édifice est toujours visible entre les rues Allard et La fontaine et reconnaissable par ses décorations de masques et instruments de musique sur sa façade.
La jetée Albert Édouard est construite vers 1900.
Le casino municipal de Cannes est inauguré le 28 janvier 1907.
Le célèbre hôtel Carlton est ouvert en 1911.
Sur la Croisette, M. Rey fait construire en 1920 les Galeries Fleuries avec sur les pelouses un golf miniature. Elles sont démolies en 1974.
A la pointe de la Croisette, le Palm Beach ouvre ses portes le 5 avril 1929.
En 1946, le Palais des Festivals, sur l'emplacement du Cercle Nautique, accueille le Festival International du Film qui déménage en 1984 au Palais Croisette construit à l'emplacement du Casino Municipal.
En cent ans, la petite bourgade de pêcheurs est devenue  l'une des plus prestigieuses villes de tourisme au monde.

Auribeau

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Bl AuribeauLe nom du village d'Auribeau proviendrait du latin « Horrea » qui signifie entrepôt, grenier ou « Or » qui donnera oratoire, chapelle (peut-être St Sauveur) ruinée dès le XVIIe siècle.
Les bords de la Siagne sont habités par les Celto-Ligures ou Oxybiens. Ceux-ci vivent de l'économie agro-pastorale.
Le village d'Auribello est bâti sur un piton rocheux, au pied de la Siagne. Il est considéré en 1125 comme un domaine féodal. Ses habitants vivent de la culture de l'olivier et des produits de la terre.
La forêt voisine du Peygros fournit le bois nécessaire à la vie courante. L'approvisionnement en bois du radoub de Toulon enrichit l'économie locale.
Ravagé par la peste en 1329-1394, puis par Raymond de Turenne en 1399, Auribello est en 1400 un autre lieu inhabité » (habitat dispersé sans vie communautaire).
Entre 1451 et 1470, une longue épidémie de peste ravage à nouveau le pays.
En 1497, Auribeau étant complètement en ruines, le seigneur Jean André de Grimaldi, Abbé de Lérins, seigneur d'Auribeau, organise le repeuplement et faire venir de Ligurie (notamment d'Albenga) des familles : les Demours, Eyrent, Bens, Méro…
1635, début de la guerre de Trente Ans. En juin, juillet, deux compagnies du régiment de Marignan et de Corbon cantonnent à Auribeau.
1707, 1743, les guerres de succession d'Espagne et d'Autriche occasionnent de nombreux ravages. Auribeau est à nouveau envahi.
Au XVIIIe siècle, beaucoup de mûriers sont plantés pour l'élevage des vers à soie.
Les années 1709, 1789 et 1919 souffrent d'hivers très rigoureux. Les oliviers et les figuiers sont gelés.
Vers 1880, le jasmin dont la fleur est très demandée par les parfumeurs de Grasse, remplace peu à peu ces cultures.
L'arrivée de l'eau dans les fontaines publiques a lieu le 12 août 1894. Auparavant,  Auribeau, village n'ayant pas de sources sur sa hauteur, les habitants devaient s'approvisionner à la rivière de la Siagne.

Le Cannet

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Bl LeCannetLa plus ancienne mention du Cannet a été trouvée dans un acte du 19 janvier 1281. Le sacriste-major de Lérins donne en emphytéose perpétuelle à Olivier Isnard, de Mougins, une terre sise ad Cannetum.
L'abbé de Lérins fait construire un hospice à Cannes sur les terres d'un lieu-dit l'Olivette («olivetum) où le Cannet s'élèvera plus tard.
Après les ravages causés par les bandes armées et la grande peste de 1348-1352, des colons en provenance de la côte ligurienne, principalement du val d'Oneille près de Gênes, nommés les Figons, redonnent vie aux villages ruinés.
Le 5 février 1441, Dom André de Plaisance alors infirmier de Lérins, donne en emphytéose à Sylvestre Calvy plusieurs terres sises à Cannet. Il s'y installe avec sa famille et attire ses compatriotes de la région de Gênes. Les Sicard, Dany, Gazan, Cavasse, Sardou, Ardisson, Perrissol, Fioupou donnent leur nom aux hameaux. L'immigration se poursuit jusqu'aux premières années du XVIe siècle.
En 1468, s'édifie le hameau des Danys. Les tours des Danys et des Calvys seraient datées du milieu du XVe siècle pour l'une, et de la fin du XVIe siècle pour l'autre.
Elevée au coeur du hameau des Ardissons, dans le vieux  Cannet, la chapelle Saint Sauveur aurait été construite au XIVe siècle. La chapelle Notre-Dame-des-Anges est édifiée en 1557 par Guillaume Calvy, dans le vallon des Moulières, alors planté de vignes. Le hameau de Sainte-Catherine s'est constitué autour de la petite église construite au milieu du XVIe siècle pour satisfaire la volonté d'organiser une vie religieuse en commun.
Les Pénitents Blancs décident de bâtir une chapelle dédiée à St-Bernadin qui sera accolée à Sainte-Catherine ; ces deux édifices semblent avoir été construits entre 1552 et 1556.
Les Cannetants se plaignant d'être « exploités, méprisés, brimés » par les consuls et les habitants de Cannes, revendiquent une égalité de droits et de devoirs avec les Cannois. Malgré un accord daté de 1587 fixant les rapports entre les deux communautés, il faudra attendre le 9 août 1774 pour qu'un arrêté du conseil d'état du Roi érige le Cannet en corps de la communauté distinct de celui de Cannes.
La célèbre tragédienne, Rachel, meurt le 4 janvier 1858 dans la villa de son ami Jean-Jacques Sardou. La villa a été depuis détruite.
La construction de l'église Sainte-Philomène débute en 1877 et est ouverte au culte en 1882.
Dans la rue Cavasse, on peut découvrir un ensemble de villas style 1900 réalisé par l'architecte Henri Stoecklin. Avenue Victoria, se trouve la villa Le Bosquet, achetée en 1926 par le peintre Pierre Bonnard qui y décédera en 1947.

Valbonne

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Bl ValbonneLe nom de Valbonne,  Vallis Bona, a été donné par les moines chalaisiens, ordre montagnard qui s'implanta en Dauphiné et en Provence, à la petite partie du val de Brague, dite le Gourg Neuf. Ils y fondent l'abbaye Sainte-Marie qui passera ensuite sous la tutelle des moines de Lérins.
Sur le territoire de Valbonne, on peut encore repérer de nombreux vestiges d'enceintes ligures.
En 1519, le village de Valbonne est crée, jouxtant l'abbaye de Valbonne alors en ruines. Ses nouveaux habitants sont des notables de Castellane, Riez, Vintimille, Fréjus, Antibes, Biot, Vallauris, Vence, Mouans et Auribeau.
Les impériaux de Charles Quint qui ravagent le pays en 1536-37, respectent Valbonne en tant que terre d'église, le territoire dépend de Lérins.
De même en 1591, le Duc de Savoie Victor Amédée II ordonne à ses troupes d'exempter  Valbonne.
En 1609, on dénombre environ 450 personnes et en 1698 près de 850 c'est à cette époque que démarre la culture de l'olivier dans la cité.
En 1786, un hôpital (ou hospice) est construit dans le village au-dessus du presbytère.
L'année 1788, avec ses intempéries, est désastreuse et provoque la disette.
En septembre 1792, après la proclamation de la République, un « arbre de la liberté » est planté devant la mairie ; il disparaîtra sous la Restauration.
La population qui est de 1275 habitants en 1851 chute à 931 en 1921 malgré la forte immigration piémontaise favorisée par la transhumance des brigasques. En 1936, ont constate que 36 % de la population est d'origine italienne, ce qui a permis un léger repeuplement.
A la fin du siècle, la production de la fleur à parfum et du ver à soie est très prospère.
En 1893, Valbonne produit plus de 1800 kilos de cocons par an. Mais cette culture disparaître au début du XXe siècle, anéantie par la  concurrence des soies grèges d'Extrême-Orient et dans les années 20 par les résines artificielles et les progrès techniques.
Vers 1910 apparaît un cépage de luxe, le servan, dont on prélève les sarments porteurs de grappe, puis on les plonge dans des bocaux pleins d'eau, la grappe se garde fraîche jusqu'à Pâques. La production atteint en 1929 300 à 400 tonnes.
En 1929, on cultive autour de Valbonne le jasmin, la violette de Parme, la rose de mai et le safran. La culture de la fleur à parfum subsiste encore mais les champs de safran ont disparu.

Aujourd'hui, avec ses quatre golfs encerclant le village, ses parcours sportifs balisés dans le parc de la Valmasque, ses fêtes de village, son carnaval et ses marchés, Valbonne est devenu pour beaucoup de gens venus d'ailleurs, notamment des étrangers, un charmant village de vacances.