COMMUNES

PEGOMAS
VALBONNE
CANNES
MANDELIEU
THEOULE SUR MER
MOUANS SARTOUX
MOUGINS
LE CANNET
AURIBEAU
LA ROQUETTE/SIAGNE

 

CANNES

Le nom de Cannes « Castrum de Canoïs » situé sur le mamelon du Suquet, apparaît pour la première fois en 1035 dans une donation faite par Guillaume Gruetta comte d'Antibes à l'abbaye de Lérins.
En 1070, l'abbé de Lérins Aldebert II, fait édifier la grande tour carré du Suquet.
La chapelle romane Sainte Anne, au midi de la Castre, est sans doute la première église de Cannes. Transformée en musée, elle abrite de nos jours des expositions temporaires.
Au début du XVIe siècle, le village perché sur la colline du Suquet, comprend trois rues habitées en grandes parties par des pêcheurs.
L'église Notre-Dame d'Espérance est édifiée sur le roc au début du XVIIe siècle.
De 1635 à 1637, les îles de Lérins qui appartiennent aux religieux, sont occupées par les Espagnols. Le fort Royal de l'ile Sainte Marguerite qui était aussi une prison d'état, reçoit le 30 avril 1687 un mystérieux prisonniers dont Voltaire ‘fit « le Masque de Fer ». Il y reste jusqu'en 1698.
Le 1er mars 1815, Napoléon de retour de l'ile d'Elbe, bivouaque près de la chapelle Notre-Dame de Bord-de-Mer, démolie plus tard pour faire place à l'église Notre-Dame de Bon-Voyage.
L'arrivée de Lord Brougham, ex-Chancelier de la Cour d'Angleterre, fin décembre 1834, va bouleverser la cité et faire sa fortune. Il fait construire la première villa sur la route de Fréjus, dans le quartier Ouest. Dans son sillage, une colonie d'hivernants de la haute aristocratie anglaise y fait édifier d'imposantes constructions.
Le 6 juin 1838 est posée la première pierre du môle, prolongé en 1886.
La création des Allées, lieu de rencontre quotidienne pour les Cannois, date de 1848.
L'ancienne route n° 97, dite route d'Italie prend le nom de rue d'Antibes en 1852.
Le « Boulevard de l'Impératrice » (actuelle Croisette) est construit à partir de 1860 et le 10 avril 1863, le premier train de voyageurs arrive en gare de Cannes.
Un théâtre est construit rue d'Antibes en 1880-81 ; l'édifice est toujours visible entre les rues Allard et La fontaine et reconnaissable par ses décorations de masques et instruments de musique sur sa façade.
La jetée Albert Édouard est construite vers 1900.
Le casino municipal de Cannes est inauguré le 28 janvier 1907.
Le célèbre hôtel Carlton est ouvert en 1911.
Sur la Croisette, M. Rey fait construire en 1920 les Galeries Fleuries avec sur les pelouses un golf miniature. Elles sont démolies en 1974.
A la pointe de la Croisette, le Palm Beach ouvre ses portes le 5 avril 1929.
En 1946, le Palais des Festivals, sur l'emplacement du Cercle Nautique, accueille le Festival International du Film qui déménage en 1984 au Palais Croisette construit à l'emplacement du Casino Municipal.
En cent ans, la petite bourgade de pêcheurs est devenue  l'une des plus prestigieuses villes de tourisme au monde.
 

AURIBEAU

Le nom du village d'Auribeau proviendrait du latin « Horrea » qui signifie entrepôt, grenier ou « Or » qui donnera oratoire, chapelle (peut-être St Sauveur) ruinée dès le XVIIe siècle.
Les bords de la Siagne sont habités par les Celto-Ligures ou Oxybiens. Ceux-ci vivent de l'économie agro-pastorale.
Le village d'Auribello est bâti sur un piton rocheux, au pied de la Siagne. Il est considéré en 1125 comme un domaine féodal. Ses habitants vivent de la culture de l'olivier et des produits de la terre.
La forêt voisine du Peygros fournit le bois nécessaire à la vie courante. L'approvisionnement en bois du radoub de Toulon enrichit l'économie locale.
Ravagé par la peste en 1329-1394, puis par Raymond de Turenne en 1399, Auribello est en 1400 un ‘lieu inhabité » (habitat dispersé sans vie communautaire).
Entre 1451 et 1470, une longue épidémie de peste ravage à nouveau le pays.
En 1497, Auribeau étant complètement en ruines, le seigneur Jean André de Grimaldi, Abbé de Lérins, seigneur d'Auribeau, organise le repeuplement et faire venir de Ligurie (notamment d'Albenga) des familles : les Demours, Eyrent, Bens, Méro…
1635, début de la guerre de Trente Ans. En juin, juillet, deux compagnies du régiment de Marignan et de Corbon cantonnent à Auribeau.
1707, 1743, les guerres de succession d'Espagne et d'Autriche occasionnent de nombreux ravages. Auribeau est à nouveau envahi.
Au XVIIIe siècle, beaucoup de mûriers sont plantés pour l'élevage des vers à soie.
Les années 1709, 1789 et 1919 souffrent d'hivers très rigoureux. Les oliviers et les figuiers sont gelés.
Vers 1880, le jasmin dont la fleur est très demandée par les parfumeurs de Grasse, remplace peu à peu ces cultures.
L'arrivée de l'eau dans les fontaines publiques a lieu le 12 août 1894. Auparavant,  Auribeau, village n'ayant pas de sources sur sa hauteur, les habitants devaient s'approvisionner à la rivière de la Siagne.

 

LE CANNET

La plus ancienne mention du Cannet a été trouvée dans un acte du 19 janvier 1281. Le sacriste-major de Lérins donne en emphytéose perpétuelle à Olivier Isnard, de Mougins, une terre sise ad Cannetum.
L'abbé de Lérins fait construire un hospice à Cannes sur les terres d'un lieu-dit l'Olivette («olivetum) où le Cannet s'élèvera plus tard.
Après les ravages causés par les bandes armées et la grande peste de 1348-1352, des colons en provenance de la côte ligurienne, principalement du val d'Oneille près de Gênes, nommés les Figons, redonnent vie aux villages ruinés.
Le 5 février 1441, Dom André de Plaisance alors infirmier de Lérins, donne en emphytéose à Sylvestre Calvy plusieurs terres sises à Cannet. Il s'y installe avec sa famille et attire ses compatriotes de la région de Gênes. Les Sicard, Dany, Gazan, Cavasse, Sardou, Ardisson, Perrissol, Fioupou donnent leur nom aux hameaux. L'immigration se poursuit jusqu'aux premières années du XVIe siècle.
En 1468, s'édifie le hameau des Danys. Les tours des Danys et des Calvys seraient datées du milieu du XVe siècle pour l'une, et de la fin du XVIe siècle pour l'autre.
Elevée au cœur du hameau des Ardissons, dans le vieux  Cannet, la chapelle Saint Sauveur aurait été construite au XIVe siècle. La chapelle Notre-Dame-des-Anges est édifiée en 1557 par Guillaume Calvy, dans le vallon des Moulières, alors planté de vignes. Le hameau de Sainte-Catherine s'est constitué autour de la petite église construite au milieu du XVIe siècle pour satisfaire la volonté d'organiser une vie religieuse en commun.
Les Pénitents Blancs décident de bâtir une chapelle dédiée à St-Bernadin qui sera accolée à Sainte-Catherine ; ces deux édifices semblent avoir été construits entre 1552 et 1556.
Les Cannetants se plaignant d'être « exploités, méprisés, brimés » par les consuls et les habitants de Cannes, revendiquent une égalité de droits et de devoirs avec les Cannois. Malgré un accord daté de 1587 fixant les rapports entre les deux communautés, il faudra attendre le 9 août 1774 pour qu'un arrêté du conseil d'état du Roi érige le Cannet en corps de la communauté distinct de celui de Cannes.
La célèbre tragédienne, Rachel, meurt le 4 janvier 1858 dans la villa de son ami Jean-Jacques Sardou. La villa a été depuis détruite.
La construction de l'église Sainte-Philomène débute en 1877 et est ouverte au culte en 1882.
Dans la rue Cavasse, on peut découvrir un ensemble de villas style 1900 réalisé par l'architecte Henri Stoecklin. Avenue Victoria, se trouve la villa Le Bosquet, achetée en 1926 par le peintre Pierre Bonnard qui y décédera en 1947.
 

VALBONNE

Le nom de Valbonne,  Vallis Bona, a été donné par les moines chalaisiens, ordre montagnard qui s'implanta en Dauphiné et en Provence, à la petite partie du val de Brague, dite le Gourg Neuf. Ils y fondent l'abbaye Sainte-Marie qui passera ensuite sous la tutelle des moines de Lérins.
Sur le territoire de Valbonne, on peut encore repérer de nombreux vestiges d'enceintes ligures.
En 1519, le village de Valbonne est crée, jouxtant l'abbaye de Valbonne alors en ruines. Ses nouveaux habitants sont des notables de Castellane, Riez, Vintimille, Fréjus, Antibes, Biot, Vallauris, Vence, Mouans et Auribeau.
Les impériaux de Charles Quint qui ravagent le pays en 1536-37, respectent Valbonne en tant que terre d'église, le territoire dépend de Lérins.
De même en 1591, le Duc de Savoie Victor Amédée II ordonne à ses troupes d'exempter  Valbonne.
En 1609, on dénombre environ 450 personnes et en 1698 près de 850 c'est à cette époque que démarre la culture de l'olivier dans la cité.
En 1786, un hôpital (ou hospice) est construit dans le village au-dessus du presbytère.
L'année 1788, avec ses intempéries, est désastreuse et provoque la disette.
En septembre 1792, après la proclamation de la République, un « arbre de la liberté » est planté devant la mairie ; il disparaîtra sous la Restauration.
La population qui est de 1275 habitants en 1851 chute à 931 en 1921 malgré la forte immigration piémontaise favorisée par la transhumance des brigasques. En 1936, ont constate que 36 % de la population est d'origine italienne, ce qui a permis un léger repeuplement.
A la fin du siècle, la production de la fleur à parfum et du ver à soie est très prospère.
En 1893, Valbonne produit plus de 1800 kilos de cocons par an. Mais cette culture disparaître au début du XXe siècle, anéantie par la  concurrence des soies grèges d'Extrême-Orient et dans les années 20 par les résines artificielles et les progrès techniques.
Vers 1910 apparaît un cépage de luxe, le servan, dont on prélève les sarments porteurs de grappe, puis on les plonge dans des bocaux pleins d'eau, la grappe se garde fraîche jusqu'à Pâques. La production atteint en 1929 300 à 400 tonnes.

En 1929, on cultive autour de Valbonne le jasmin, la violette de Parme, la rose de mai et le safran. La culture de la fleur à parfum subsiste encore mais les champs de safran ont disparu.

Aujourd'hui, avec ses quatre golfs encerclant le village, ses parcours sportifs balisés dans le parc de la Valmasque, ses fêtes de village, son carnaval et ses marchés, Valbonne est devenu pour beaucoup de gens venus d'ailleurs, notamment des étrangers, un charmant village de vacances.

 

MOUANS SARTOUX

Des traces d'implantation romaine ont été retrouvées sur l'emplacement du premier site de Mouans, sur une colline dominant la plaine des Canebiers.
Au XIe siècle, la première mention de Mouans apparaît sous forme de viculus Morsanis, la villa de Morsianis, domaine agricole romain ayant existé auparavant à cet endroit.
En 1166, Raimond Bérenger III, comte de Provence, donne le castrum de Mouans à l'Evêque d'Antibes. Il appartient plus tard au chapitre de Grasse qui le donne à Raimbaud de Grasse.
En 1351, Mouans est touché par la peste, perd ses habitats et est déclaré inhabité.

Le lieu de Sartoux, aujourd'hui le Castellaras, a été occupé dans la préhistoire et les temps gallo-romains, une inscription sur une pierre tombale y a été retrouvée en 1930. Une voie romaine reliant Antibes à la Provence passait au Nord du territoire de Sartoux.
Au début du Moyen Age, les terres de Sartoux sont l'objet d'essartage (défrichage) d'où peut-être l'origine de son nom.
L'oppidum de Sartoux apparaît dans les textes du cartulaire de Lérins en 1030, lors de sa donation à l'abbaye. Cet oppidum semble alors être un des plus importants lieux fortifiés de la zone côtière.
L'église apparaît vers 1155.
La peste comme à Mouans décime la population de Sartoux, seul un berger y vient l'hiver avec son troupeau.
En 1496, Pierre de Grasse-Bormes, Seigneur de Mouans, co-seigneur de Sartoux, depuis l'acquisition des terres des Agout en 1480, concède aux habitants toutes les terres de Mouans mais aussi celles de sa seigneurie de Sartoux, et décide de repeupler le territoire. Il fait venir 60 familles de Figons de la région de Gênes. Un nouveau village est créé au centre de l'ensemble de ces terres, le village actuel construit autour du prieuré rural de Saint André.
En 1592, durant la campagne menée par le Duc de Savoie, les territoires de Mouans et de Sartoux sont dévastés, les récoltes détruites. Le château est démoli par les troupes du Duc de Savoie puis reconstruit.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les deux communautés sont encore éprouvées par plusieurs épidémies de peste, la guerre de la Ligue d'Augsbourg de 1686 à 1697, et la guerre de succession d'Autriche de 1747 à 1748. Elles subissent des dommages qui les ruinent.
Le château appartient à la famille de Grasse jusqu'en 1750, puis aux Villeneuve jusqu'à la Révolution. En 1796, il est rasé à la hauteur de la corniche, deux des tours sont détruites. C'est en 1824 que Durand de Sartoux, alors propriétaire du château, fait procéder à sa restauration en respectant les plans d'origine.

Mouans et Sartoux sont réunis le 23 mars 1858. La seconde moitié du XIXe siècle voit la construction de la mairie en 1859, l'arrivée du train, le bureau de poste en 1868, le bureau télégraphique en 1878, l'éclairage des rues au gaz en 1883, la construction d'un groupe scolaire en 1887.
Mouans-Sartoux devient le premier producteur de jasmin, on y cultive également la rose et la tubéreuse. Les industries grassoises attirant une main d'œuvre importante venue d'Italie, la population passera de 895 habitants en 1836 à plus de 1300 en 1930.

 

THEOULE sur MER

Dans des textes anciens, Théoule est parfois orthographiée Thèle, Thélé, ou bien Tèle ou Télé. Télonus étant la divinité des eaux, cette hypothèse faisant découler Théoule de Télonus pourrait justifier peut-être son origine. Sur la carte de Cassini à la fin du XVIIIe siècle, Théoule et la pointe de Théoule sont indiquées : Teule et pointe de Teule.
L'histoire de Théoule commence au Ve siècle avec Eucher, Fils de Priscus Valérianus, préfet des Gaules. Eucher, contemporain de St Honorat, était seigneur d'un grand domaine appelé Avignonet qui comprenait Mandelocus (Mandelieu), Epulia (la Napoule) et Thèle (Théoule). A sa mort en l'an 450, sa fille Consorcia, fit construire un hôpital et un couvent à Mandelieu.
Les chartes du Xe au XIVe siècle relatives à Mandelieu et Avignonet ne parlent pas de Théoule qui faisait partie du domaine du seigneur de la Napoule et le resta jusqu'à la Révolution.
Au XVIIe siècle, une fabrique de savon fut édifiée à Théoule par des négociants marseillais, près de l'eau. Abandonnée et tombée en ruines, on construisit sur son emplacement une élégante demeure que l'on nomma château,appartenant de nos jours à l'Electricité de France.
Au XIXe siècle, le hameau de Théoule compte sept ménages dans quatre maisons, en 1851, 23 habitants.
Théoule ayant pris une certaine importance, comme station hivernale, une gare est ouverte en 1882, et en 1888 la villa Sainte Camille, congrégation de St Camille de Lellis est créée sur un terrain offert par M. et Mme PIERRON, avec obligation pour les Camilliens de construire une chapelle et d'assurer le service religieux à perpétuité. Cette villa est devenue Maison d'Accueil et la jolie chapelle est ouverte à tous.
La construction d'une route carrossable appelée la Corniche d'Or, entre Théoule et la limite du département du Var, est terminée en 1901, grâce à l'aide du Touring-Club de France et se nomme désormais « Boulevard du Touring-Club ».
L'église paroissiale Sainte Germaine est construite en 1927. Auparavant, de 1910 à cette date, la messe était donnée dans la chapelle de l'Estérel édifiée dans le jardin de la villa Estérel appartenant à la famille Poulle. Elle sera détruite en 1979.
Le 12 mars 1929, le hameau de Théoule est érigé en commune sous le nom de Théoule-Sur-Mer.
La construction d'un sentier reliant la plage de Théoule à celle du château de M. Lalande de Langley était décidée et en 1935 la cité est devenue une station d'été touristique avec ses plages et son plongeoir.
Lors du  Cinquantenaire de la proclamation de Théoule en commune, le 17 mai 1979, une allée piétonne longue de près de cinq cents mètres, a été inaugurée et offerte aux Théouliens, très belle promenade qui relie la place Dahon à la pointe de l'Aiguille.
 

PEGOMAS

Le nom de Pégomas « Pégoumas » dérive du latin « Pix », terre collante. Ce nom viendrait de l'ancienne industrie d'extraction de la résine de la poix (pègue veut dire « colle » en provençal).
Dans un texte de 1155, le village est cité « Pégomacium ».
Au Moyen Age, le seigneur de Pégomas est le père abbé de Lérins.
Au XIIIe siècle, la délimitation des terroirs de Pégomas et Auribeau n'étant pas facile, l'Abbé de Lérins fait écrire sur un parchemin en 1258 : « …ce sera le vallon de Saint Antoine, depuis la source du vivier jusqu'à la Siagne à Auribeau ».
Par la suite, la frontière entre Pégomas et Auribeau fut déplacée sur les hauteurs.
En 1460, le territoire est déclaré lieu inhabité (habitat dispersé sans vie communautaire) suite aux guerres et à la peste.
Il est repeuplé par des immigrants originaires de Ligurie.
En 1515, des familles piémontaises instaurent la culture du riz qui, avec ses marais insalubres, entraînera un état sanitaire déplorable.
Sous Louis XIV, la population est très faible (200 à 250 habitants). Elle se disperse dans quelques bastides isolées, chacune portant jusqu'à nos jours, avec son quartier de terre, le nom du fondateur (« le Mûls »,…).
Au XVIIe et XVIIIe siècles, le village est à nouveau inhabité, comme la Roquette et Mandelieu.
En 1764, le Conseil de Ville décide de remplacer la chapelle Saint Pierre, bien dégradée, par une église digne de ce nom.
En 1772, le curé de la paroisse commence la rédaction de ses registres paroissiaux.
Le château du XVIIIe siècle est devenu une résidence privée.
La croix de mission date de 1840.
Pégomas était voué à l'élevage des bovins et des moutons, aux cultures maraîchères, et au charbon de bois dans ses forêts. Son essor agricole ne commença guère avant le début du XIXe siècle, par l'assainissement de la vallée, permettant les cultures maraîchères et celle du blé. Pégomas bénéficiait de terrains arrosables, le Grand Béal des moines de Lérins jusqu'à l'Abadie, et la Mourachone qui avait des moulins. Sa plaine alluviale souffrait malheureusement de longues inondations quand n'était pas maîtrisée la Mourachone, affluent de la Siagne. La rivière de la Siagne déposait beaucoup d'alluvions tout au long de son cours appelé plus tard « la Maïr Vieille » .
Au début du XXe siècle, la région a été troublée par les méfaits de bandits qui semèrent la terreur à Pégomas, Mouans et la Roquette, un suspect est arrêté en 1915, mais la vérité reste encore difficile à prouver.
La fontaine sur la place de la mairie date de 1906 .
 

LA ROQUETTE

Le nom de LA ROQUETTE apparaît pour la première fois le 19 mars 1041, dans le cartulaire de l'Abbaye de Lérins. Avant cette date, sur le castrum Rochetta, il semble qu'il y ait eu un lieu de réunion de bergers nomades, car l'on a découvert le 17 avril 1924 une nécropole gallo-romaine sur le chemin dit de la Napoule ou de la font des borgnes. Ce chemin très ancien, conduisait de Mougins à Avignonet (ancien territoire qui comprenait Mandelieu et la Napoule).
Le 25 avril 1109, Pierre Ismidon, seigneur du lieu, prend l'habit de moine et fait donation du castrum Rochetta à l'Abbaye de Lérins.
En 1144, le Seigneur-Abbé y fait construire un prieuré. Puis les moines construisent plusieurs fermes qu'ils donnent en location à des paysans. Ceux-ci sont donc les premiers habitants sédentaires du village. Les céréales (blé et seigle) les légumes (lentilles et fèves), le chanvre et le lin feront l'essentiel des récoltes de la plaine durant le Moyen Age.
En 1390, le village est détruit par les soldats de Raymond de Turenne et les habitants survivants se réfugient à Cannes.
En 1471, le territoire ne compte que cinq bastides et l'on y cultive le riz, importé en 1497 par les colons d'Auribeau, des Piémontais. Cette culture qui favorise la stagnation des eaux et occasionne de nombreuses maladies (paludisme, malaria) sera interdite en 1719.
En 1665, on ne dénombre que 74 habitants, le territoire est devenu la propriété des habitants des communes voisines, les Grassois sont propriétaires à 65 % des terres.
Au milieu du XVIIe siècle, léger accroissement de la population fixe qui est surtout constituée de fermiers et de domestiques.
En 1698, il n'existe toujours que quelques bastides car l'insalubrité de l'air règne toujours dans la plaine de la Siagne.
Au cours de l'état 1707, les Impériaux Austro-Sardes ravagent toute la région, causant de nombreuses victimes.
Le Seigneur Abbé Philippe de Vendôme, décide alors d'établir un « Acte d'habitation et de repeuplement » stipulant que le village devra être reconstruit à l'extrême nord-est du territoire afin de l'éloigner de la plaine, toujours insalubre. Cet acte attire plusieurs familles de Mougins et de Mouans, les familles Combes, Funel, Martin et Panisse déjà propriétaires de terrains. L'acte de 1729 nous apprend que le village compte alors 15 maisons au village, une douzaine de bastides aux quartiers des Aspres et de la Lauve ainsi que plusieurs grandes propriétés appartenant à des nobles : J. de Calvy, G. du Roret et Ch. Luce, seigneur d'Andon et 44 familles qui, peu à peu, ont racheté les terrains aux propriétaires forains. De nouveaux quartiers voient le jour : les Gourguettes (petit gourg) et les Caillanques en 1744.
En 1745, l'indépendance est acquise et la communauté fait construire une église dédiée à St François de Sales.
Après l'épanouissement du XVIIIe siècle, la Roquette semble s'assoupir et vivoter malgré les travaux de curage et de drainage qui ont rendu la plaine salubre. Depuis, de nombreuses villas se construisent parmi les pins, les mimosas et les oliviers, et à la vieille fonction du village est venue s'ajouter celle de banlieue résidentielle.
 

MANDELIEU LA NAPOULE

Le territoire d'Avinio (Avignonet) situé à 7 km à l'Ouest de Cannes réunissait cinq ou six hameaux dont Mandalocus (Mandelieu) et Epulia (La Napoule). Ces noms de lieux apparaissent dans les documents d'archives aux XIe siècle mais des vestiges préhistoriques signalés montrent que ce territoire avait déjà été occupé et mis en valeur par les Romains.
Au Ve siècle, Eucher, aristocrate gaulois, d'une famille provençale puissante, est seigneur de Mandelieu et de Théoule. Sa fille Consortia fonde un hôpital à Mandelieu et un monastère de jeunes filles.
Vers 1030, Guillaume Gruette, fils de Rodoard, comte d'Antibes, donne à l'abbé de Lérins ces territoires de Mandelieu et La Napoule.
Vers 1284, La Napoule devient la propriété de Raimond de Villeneuve (dit de Fayence). Mandelieu qui appartient à sa sœur, est vendu au chapitre de Grasse ; de là naît l'appellation Capitou dont se servent encore les Provençaux pour désigner Mandelieu.
Un des descendants de Raimond, Guillaume de Villeneuve, devient propriétaire de La Napoule en 1387 et fait construire un château de forme carré, toujours visible de nos jours.
Au début du XVIe siècle, Mandelieu alors situé au quartier de la Tour et des Bons Pins, est dépeuplé comme La Napoule et les villages voisins en raison des guerres, des épidémies de peste et l'insalubrité causée par les rivières de la plaine de Laval et les marécages de la Grande Roubine. Ces deux villages seront difficilement repeuplés par des familles des villages voisins.
Au milieu du XVIIIe siècle, le nouveau village de Mandelieu ou Capitou est construit à son emplacement actuel. La nouvelle église dédiée à St Pons, protecteur des campagnes, date de 1764.
L'année suivante, les troupes autrichiennes conduites par le maréchal Brown mettent à sac La Napoule, rasant le château, Mandelieu est miraculeusement épargné. Le château de La Napoule, abandonné pendant la Révolution, est dévasté par les vandales de 1793.
Acquis par le marquis de Montgrand, maire de Marseille, il appartiendra ensuite à la famille Charrier de Grasse en 1876, et en 1918 il est racheté par  Henry Clews, héritier d'une riche famille américaine de banquiers. La fondation Henry Clews dirigée par ses petits-fils reçoit gratuitement des artistes du monde entier.
La Napoule qui dépendait de Fréjus depuis la Révolution, est rattachée à Mandelieu le 6 juillet 1836. Mandelieu compte à cette date 111 habitants.
La première école de garçons est ouverte en 1853, celle des filles en 1868.
Le champ de courses est inauguré en 1885, attirant des milliers de personnes.
Le 1er mai 1909, pose de la première pierre du port de la Napoule par le grand duc Michel de Russie et son épouse la comtesse de Torby et inauguration le 14 juillet 1910 de la ligne du tramway reliant Cannes à Mandelieu. La Napoule devient une station touristique.
La commercialisation du mimosa, importé d'Australie, sur les collines de Mandelieu donne au début du siècle, un essor considérable à la cité.
 

MOUGINS

Des enceintes celto-ligures et des stèles funéraires romaines trouvées dans les quartiers de la Colle, St-Martin et Saint-Basile attestent une présence humaine.
Le nom de Mougins se trouve mentionné pour la première fois dans une pièce officielle du IXe siècle signifiant que son territoire fait partie du comté d'Antibes. 
En 1056, le comte Guillaume Gauceran fait don de Mougins à l'abbé de Lérins. 
Au XIe siècle, le « Castel de Mugins » évoque un habitat en hauteur. 
Durant le Moyen-Age, l'agglomération se bâtit au sommet de sa colline, tout autour de son château fort et s'entoure d'une enceinte fortifiée. L'abbé restera seigneur de Mougins jusqu'en 1783, et c'est en souvenir de cette suzeraineté que, comme Cannes et Vallauris, autres fiefs de l'abbaye, le village porte dans ses armes la palme du blason de Lérins. 
L'église paroissiale actuelle, commencée au XIe siècle, et placée sous le vocable de Saint Jacques-le-Majeur, domine le village. Au XIXe siècle, une seconde nef lui est adjointe. La chapelle Notre-Dame-de-Vie, bâtie au XIIe siècle et refaite au XVIIe siècle, domine la route du Cannet à Valbonne, et abritait autrefois une Confrérie de Pénitents. 
La mairie actuelle est construite sur l'ancienne chapelle Saint-Bernardin.
Au XVe siècle, le village est toujours protégé de façon efficace par ses remparts et échappe aux divers envahisseurs qui viennent ravager les villages voisins moins bien défendus.
Dans la charte de franchise de 1438, il est accordé entre autres aux habitants le droit de chasser et de couper du bois dans leurs forêts. 
Mougins est peu touchée par la peste qui éclate en 1589 à Cannes. 
En 1707, les troupes austro-sardes occupent la région, pillant et incendiant les villages. Deux ans après, les orangers gèlent, les récoltes sont particulièrement mauvaises et de nombreux Mouginois quittent alors le pays. 
En 1746, c'est la guerre de Succession d'Autriche et ses invasions ; Mougins est alors occupée par trois bataillons de la « Reine d'Ongrie ». 
Sous la Révolution, les épreuves continuent, le blé manque en 1789, les oliviers gèlent. Mais Mougins fait face à l'adversité. 
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, Mougins continue à mener la vie paisible d'une bourgade agricole. 
Vers 1850, plusieurs Mouginois, attirés par le développement constant de Cannes, viennent s'y établir. Le 1er mai 1905 est inauguré un monument à la gloire d'un enfant du pays, le commandant Lamy, mort à 42 ans au Tchad. 
En 1932, un nouveau boulevard reliant le sommet de la colline à la route Cannes-Grasse devient bien vite l'artère principale d'un nouveau quartier résidentiel.